Il y a des débats incessants en France sur le voile islamique. Tout un pan de la société considère que cette tradition est une atteinte à la liberté. Ceci est faux et relève d’une xénophobie de classe.
Car ces croquantes et ces croquantes, tous ces gens bien intentionnés, confondent pouvoir, puissance et liberté. Évidemment que la place Vendôme est une place de puissance et pas une place de liberté. Une femme qui porte des bijoux en matières dites « précieuses » utilise une tradition très ancienne de puissance pour se mettre en valeur. Comme un client de prostituées d’ailleurs. Et une tradition bien plus violente envers les hommes, les femmes et les enfants qu’un simple voile.
Car, ne nous trompons pas, un humaniste préférera une femme voilée à une femme sertie d’or ou de diamants. La première est plus libre, plus humaniste et plus écologique que la seconde.
Plutôt qu’une éternelle incantation à la laïcité, très critiquable surtout quand elle devient la supériorité de l’État sur l’Église, les français feraient mieux de s’intéresser aux conditions d’obtention de leurs matières premières (or, diamants, uranium, textile, informatique, etc.) et laisser les filles voilée aller à l’école publique comme cela se pratique aux États-Unis.
Enfin, je rappellerais à tous les français et les françaises que ce qui est sacré en France, c’est la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen et pas la joaillerie. Bref, retrouvons nos valeurs et, au lieu de blasphémer le voile islamique, c’est-à-dire un bout de tissu, blasphémons la place Vendôme, constituée de bijoux de victimes : après tout, une femme blanche qui porte un diamant d’Apartheid, c’est facile à caricaturer.
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