Éloge du voile islamique

Il y a des débats incessants en France sur le voile islamique. Tout un pan de la société considère que cette tradition est une atteinte à la liberté. Ceci est faux et relève d’une xénophobie de classe.

Car ces croquantes et ces croquantes, tous ces gens bien intentionnés, confondent pouvoir, puissance et liberté. Évidemment que la place Vendôme est une place de puissance et pas une place de liberté. Une femme qui porte des bijoux en matières dites « précieuses » utilise une tradition très ancienne de puissance pour se mettre en valeur. Comme un client de prostituées d’ailleurs. Et une tradition bien plus violente envers les hommes, les femmes et les enfants qu’un simple voile.

Car, ne nous trompons pas, un humaniste préférera une femme voilée à une femme sertie d’or ou de diamants. La première est plus libre, plus humaniste et plus écologique que la seconde.

Plutôt qu’une éternelle incantation à la laïcité, très critiquable surtout quand elle devient la supériorité de l’État sur l’Église, les français feraient mieux de s’intéresser aux conditions d’obtention de leurs matières premières (or, diamants, uranium, textile, informatique, etc.) et laisser les filles voilée aller à l’école publique comme cela se pratique aux États-Unis.

Enfin, je rappellerais à tous les français et les françaises que ce qui est sacré en France, c’est la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen et pas la joaillerie. Bref, retrouvons nos valeurs et, au lieu de blasphémer le voile islamique, c’est-à-dire un bout de tissu, blasphémons la place Vendôme, constituée de bijoux de victimes : après tout, une femme blanche qui porte un diamant d’Apartheid, c’est facile à caricaturer.


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Une réponse à « Éloge du voile islamique »

  1. Avatar de Marie
    Marie

    Bonjour,

    Avant toutes choses, je suis là pour échanger dans le respect et la bienveillance.
    Puisque vous exposez votre opinion sur le web, vous vous exposez également aux critiques ( constructives ) et aux argumentaires contraire au votre.

    Votre article s’intitulant  » éloge du voile islamique  » n’en fait, pour moi, aucunement l’éloge, puisqu’à aucun moment il ne mentionne les bienfaits de son port, ou de l’idéologie et des retombées positives qui mène à son intégration dans la vie quotidienne.

    Vous ne faites que la dépréciation de la France et de ses matières premières obtenues dans des conditions, il faut l’admettre de bonne foi, fort critiquables. Mais ceci n’a strictement aucun lien ni rapport direct avec les bienfaits supposés du port du voile… de ce fait votre démonstration manque, pour moi, cruellement d’arguments…

    Puisque votre sujet premier était l’éloge de ce dernier, et que le titre m’a interpellée car je suis friande d’avis contraire au mien afin de m’enrichir et d’élargir mon point de vue, j’ai cliqué sur votre pub sponsorisée, la curiosité me poussant à lire votre article.

    Etant moi-même une jeune femme, je trouve votre raisonnement un peu simpliste quand vous parlez d’entrée de xénophobie, et je vais vous expliquer pourquoi.
    Je m’exprime donc du point de vue de la femme, et uniquement de celui-ci, et non du prosélytisme ou de l’impérialisme des nations pro ou anti-voile. Si la question de la liberté est cruciale dans ce débat, et que forcer une femme à porter ( cf Masha Amini ) ou enlever un vêtement ( cf les campagnes de pub françaises de l’époque en Algérie : N’êtes vous donc pas jolies ? Dévoilez-vous ) revient strictement au même , la question qui devrait vraiment être centrale à mon sens, c’est la notion de choix librement éclairé.

    La question que je me pose est la suivante : peut-on considérer qu’un choix est strictement du fait de l’individu lorsqu’il découle d’une éducation religieuse et d’un mode de pensée héritée de nos parents, eux-mêmes hérités des leurs, et de leurs ancêtres avant eux, éducation / croyance fortement identitaire, faisant écho à un sentiment d’appartenance et qu’il est difficile de réfuter de peur ( inconsciente ? ) d’être rejeté de sa propre communauté ? Cependant, mon point ici, même s’il cherche à mettre en lumière les rouages psychologiques qui façonnent nos choix, est strictement improuvable ( comment véritablement savoir si une femme est influencée, pas sous la contrainte de la force physique mais mentale, ou décide de son plein gré ? ) Impossible. Toutefois, je pense que nous sommes tous les dépositaires des modes de pensées de nos ancêtres.

    24:31  » Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines (…) aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes  » (…)  » Extrait du Coran à propos du voile, qui nous parle de parties cachées des femmes pour reprendre les termes ( donc pas la tête ). Je ne suis pas ici pour faire un exposé sur ce point, mais peut-on également penser qu’un texte qui a des siècles d’existence a pu être détourné et interprété maintes fois au profit des décideurs religieux ? Est-on xenophobe de penser que les recommandions anciennes, du temps ou les femmes n’avaient d’espoir de survie que si protégées des sauvages, des barbares aux regards indiscrets, et des envahisseurs violents ne sont désormais plus d’actualité ? Est-on forcément xénophobe de penser que Dieu se moque des vêtements que l’on porte et des choses que l’on mange, si l’on est bon et bienveillant envers son prochain ? Peut-on encore ne pas valider le voile personnellement mais cohabiter, respecter, échanger avec joie et sourire aux femmes voilées ?

    Peut-on penser qu’un être humain qui né nu, n’est pas fait pour vivre à l’ombre d’un voile, pire, d’une burka toute sa vie adulte ? Peut-on penser que le voile, s’il est fait pour protéger la femme des regards impudiques, ne va aucunement dans le sens de l’éducation et de la repression des pulsions animales de l’homme, et d’une société progressiste ? Peut-on laisser la femme jouir du privilège de sa beauté sans la culpabiliser ou la rendre honteuse pour ces bénédictions ? Car oui, en tant que femme, et plutôt agréable à regarder, je me pose vraiment la question : QUI a véritablement envie de se cacher le visage, si l’on enlève toutes les couches de croyances ? Si la beauté est le propre de la femme ( = Vénus dans la mythologie, associée aux femmes mais aussi à l’amour, la beauté, l’harmonie )et que la main de Dieu nous a façonnées ainsi pour assurer la survie de l’espèce, pourquoi vouloir la déposséder de nos charmes, s’ils sont mis en valeurs sans vulgarité ?

     » Plutôt qu’une éternelle incantation à la laïcité, très critiquable surtout quand elle devient la supériorité de l’État sur l’Église  »
    Peut- on penser que lorsque l’état et la religion ne sont pas séparées, il ne reste aucune place au libre-arbitre et donc à la liberté de pensées ?
    La spiritualité doit-elle être profondément intime et vécue dans les tréfonds de notre être ou dictée par les organisateurs de nos sociétés ?

    Mon analyse s’arrête ici, et j’attends de lire vos arguments en faveur du voile, puisque c’est l’énoncé de votre billet.

    Cordialement et sans hostilité aucune

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